Bitcoin franchit 1,1 ZH/s : un nouveau record historique

Avertissement : l'information présente dans ce guide ne constitue pas un conseil en investissement. Faites toujours vos propres recherches avant d'investir, et ne mettez pas en jeu une somme d'argent que vous ne pouvez pas vous permettre de perdre.
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Puissance minage Bitcoin

Le bitcoin vient d’entrer dans l’ère du zetahash. Son taux de hachage a franchi un record historique d’environ 1,1 ZH/s, soit un 1 suivi de 21 zéros. Ce basculement marque un saut d’échelle inédit pour la sécurité et l’économie du minage.

L’ère du zettahash, concrètement

Le réseau calcule plus d’un sextillion de hachages chaque seconde. Pour mémoire, un zettahash équivaut à 1 000 exahash. Bitcoin tournait encore seulement en centaines d’exahash il y a peu. Il s’agit d’un ordre de grandeur nouveau pour une infrastructure monétaire née en 2009.

Cette montée en puissance n’est pas un pic isolé. Depuis la rentrée, plusieurs mesures de tendance, dont la moyenne glissante sur sept jours, confirment l’installation durable au voisinage du zettahash. Passer la barre en moyenne signifie que les mineurs ont soutenu l’effort, malgré des cycles prix/difficulté parfois contraires.

Les agrégateurs temps réel affichent désormais des niveaux proches ou supérieurs à 1,1 ZH/s selon les méthodes d’estimation. Les variations intrajournalières existent, mais la trajectoire reste claire. En effet, la capacité de hachage grimpe et redéfinit la ligne de base de la sécurité du réseau.

Sécurité renforcée et coût du capital plus lourd

Passer au zettahash durcit mécaniquement la surface défensive de Bitcoin. Chaque unité de puissance ajoutée complique l’attaque du réseau, en repoussant le seuil économique d’une prise de contrôle majoritaire. C’est l’intuition simple derrière le budget de sécurité. Plus de hachage, plus de résilience. L’épine dorsale du protocole n’a jamais été aussi robuste, même si certaines baleines se couchent devant BlackRock.

Mais la médaille a son revers. La difficulté a récemment inscrit des sommets, comprimant la hashprice (revenu par unité de hachage) et mettant les marges des mineurs sous pression. Historiquement, ces phases déclenchent des arbitrages industriels : machines plus efficientes, contrats d’électricité révisés, et parfois consolidation via fusions, dettes ou levées de fonds.

Bitcoin dette pression.

Plusieurs analyses évoquent justement une ère financée par la dette dans le mining, avec franchissement du zettahash sur des moyennes récentes et valorisations boursières des mineurs en forte expansion malgré une hashprice en repli. Autrement dit, les capitaux restent disponibles pour ceux qui peuvent croître et optimiser, mais la discipline opérationnelle redevient centrale.

Un ancrage de long terme : la 200 WMA passe 54 000 $

En parallèle, un jalon technique s’est mis à clignoter en vert. La moyenne mobile 200 semaines. C’est un repère suivi par de nombreux investisseurs pour calibrer le plancher de cycle. Il vient de dépasser 54 000 $. Ce signal indique que l’inertie du marché sur quatre ans se redresse à des niveaux jadis euphoriques, désormais digérés.

Cet ancrage long terme apporte un contexte utile à la lecture du zettahash. Un réseau plus sûr attire des capitaux plus patients. Une tendance 200W plus élevée crédibilise la thèse de durabilité des revenus pour les mineurs. La rencontre des deux peut stabiliser les plans d’investissement en machines et en énergie, même si le prix au comptant zigzague.

Bitcoin graph

Pour les opérateurs, l’allure de la 200W MA éclaire la gestion du risque : en phase de surcroissance du hashrate, éviter la course à l’équipement mal financée devient aussi important que capter les gains d’efficacité. Une discipline d’autant plus cruciale que la difficulté reste proche de ses records.

À court terme, le marché reste secoué par les facteurs macro et l’appétit pour le risque. On l’a vu ces derniers jours. Le bitcoin risque de chuter sous 100 000 dollars. Même avec une sécurité au plus haut, le bitcoin n’est pas immunisé contre des ventes globales, qu’elles viennent d’alertes bancaires, de devises fortes ou de tensions commerciales. La corrélation au sentiment global pèse encore sur l’instantané.

Par lucie

Plongée dans l’univers du numérique depuis plus de dix ans, Lucie Moinet s’est rapidement passionnée pour les crypto-monnaies et les révolutions financières décentralisées. Attentive aux évolutions du Web3, elle aime décrypter les tendances et rendre accessibles des sujets souvent techniques. Souhaitant aider chacun à mieux comprendre les enjeux de la blockchain et à saisir les opportunités de cette nouvelle ère elle a décidé d'utiliser sa plume ou plutôt son clavier dans ce but.