Bitcoin évolue sous sa moyenne des bandes de Bollinger. Cela augmente nettement la probabilité d’un retour vers la zone des 103 000 – 102 000 dollars, théâtre du “Black Friday” du 11 octobre. Cette tension technique s’inscrit dans un marché qui manque d’élan, malgré plusieurs tentatives avortées au-dessus de 116 000 dollars.
Un signal qui change la donne
La clôture sous la bande médiane hebdomadaire de Bollinger autour de 113 744 dollars déplace l’aimant vers la bande inférieure, située près de 103 700 dollars. En langage de chartiste, le passage sous la moyenne mobile simple 20 périodes fait basculer le biais de tendance et force à regarder en bas du couloir de volatilité.
Ce seuil technique n’arrive pas dans le vide. Au 29 octobre, le prix du bitcoin oscille justement autour de 109 000 – 113 000 dollars, incapable de s’ancrer au-dessus. C’est ce qui nourrit l’idée d’une pression vendeuse latente avant les prochains catalyseurs macro.

Le scénario à court terme reste simple : un rebond rapide au-dessus de 113 744 dollars pourrait stopper la baisse. En revanche, rester en dessous pousserait le cours vers la zone des 103 000 – 102 000 dollars. La bande basse ne prédit pas un krach. Elle indique seulement la zone la plus probable de retour si la tendance reste faible.
Un creux express devenu repère majeur
Pourquoi cette zone fascine-t-elle autant ? Parce qu’elle renvoie à l’épisode du “Black Friday” crypto du week-end des 10–11 octobre, quand Bitcoin a plongé brièvement vers 101 000–104 000 dollars avant de se redresser. L’événement, déclenché par une escalade commerciale États-Unis–Chine, a emporté jusqu’à 19 milliards de dollars de positions à effet de levier en 24 heures, un record. Ce type de mèche violente laisse une cicatrice graphique qui attire le flux à la première faiblesse.
L’étiquette “Black Friday” n’est pas qu’un surnom dramatique. Elle cristallise une mémoire de marché. Les traders et algorithmes identifient cette zone comme un pivot de liquidité, où se cachent ordres défensifs. D’où l’importance de la coïncidence actuelle entre la bande basse hebdomadaire et ce repère.
Ajoutons que le répit post-crash n’a pas suffi à créer une séquence de sommets croissants. À plusieurs reprises en octobre, les tentatives au-dessus de 116 000 dollars ont échoué, entérinant une série de “lower highs” et un volume plutôt transitoire qu’accumulatif. Cette combinaison fragilise chaque rebond et renforce la pertinence d’un test de la zone basse.
Lecture technique : ce que disent vraiment les bandes de Bollinger
Les bandes de Bollinger encadrent le prix par deux écarts-types autour d’une moyenne 20 périodes. Sous la médiane, on considère que la trajectoire dominante glisse vers la bande inférieure. Au-dessus, l’inverse. Plus l’écart se resserre, plus l’explosion de volatilité à venir est probable, mais pas directionnelle par nature.
Cette approche fonctionne mieux sur unités de temps hautes, où le bruit est moindre. En hebdomadaire, un passage net sous la médiane porte davantage de poids qu’un simple intraday. De la même façon, un rejet proprement documenté au contact de la bande inférieure peut annoncer une respiration technique, à condition que le flux acheteur revienne. Certains analystes, comme Michaël van de Poppe, appellent à profiter de la correction pour acheter après la baisse des taux décidée par la Fed.
The expectations were a 25bps rate cut.
The markets are turning down, #Altcoins are dropping fast and #Bitcoin goes south too.
Again, mentioned before.
The first move isn't the actual move. The actual move comes in the coming days.
Buy the dip.
— Michaël van de Poppe (@CryptoMichNL) October 29, 2025
Pour éviter les faux signaux, on confronte les bandes au contexte avec les liquidations récentes, sentiment, macro à court terme. Or, en arrière-plan, les annonces géopolitiques et la politique monétaire américaine continuent de rythmer la prise de risque.
