Le cours du Bitcoin a enregistré une baisse allant jusqu’à 2,4 %, s’établissant à 62 600 $ ce lundi à 12h45 (heure de Singapour).
Ce repli fait suite au lancement de nouvelles frappes américaines contre l’Iran, provoquant une envolée des prix du pétrole et ravivant les craintes inflationnistes sur les marchés mondiaux des actifs à risque.
Ce mouvement baissier du BTC a entraîné Ethereum dans sa chute, avec une perte de 2,5 % au cours de la même session. Le marché crypto dans son ensemble encaisse un nouveau choc macroéconomique qui s’ajoute à une structure technique déjà fragilisée. Ce sell-off a ramené le Bitcoin sous sa moyenne mobile de 200 semaines.
Selon Bloomberg, le passage sous ce niveau peut signaler un marché baissier prolongé, aggravant une année où le BTC a déjà perdu près de la moitié de sa valeur depuis son sommet historique proche de 122 000 $.
BITCOIN IS DOWN 3% AS MARKETS OPEN TO A WAR.
— Merlijn The Trader (@MerlijnTrader) July 13, 2026
The US hit Iran again this weekend.
Oil +4.25%. Nasdaq futures −1.24%. S&P −0.56%.
First session since the escalation.
Hold 63,000 and it's a shakeout. Lose it, oil runs the tape.
Watching: 63,000. pic.twitter.com/Diy1kkO8Xe
La question cruciale que le marché doit désormais trancher est de savoir si cette moyenne mobile de 200 semaines fera office de support pour une reprise durable, ou si la convergence de l’escalade géopolitique, de la pression inflationniste persistante et des ventes structurelles sur les ETF accélérera un mouvement vers le point bas de 21 mois à 57 950 $ atteint début juillet, voire plus bas.
Bitcoin News Today : Pétrole, Iran et boucle inflationniste — Ce que révèle la séance de lundi sur l’exposition macro du Bitcoin
L’enchaînement causal derrière la chute du prix du BTC ce lundi est direct et clairement identifié : les frappes américaines sur l’Iran ont fait bondir les prix du pétrole, ce qui a stimulé les anticipations d’inflation. Cela a exercé une pression à la hausse sur les rendements des bons du Trésor à court terme, déclenchant un mouvement de « risk-off » sur les actions et les cryptomonnaies, et entraînant des ventes massives de Bitcoin au comptant.
Il s’agit du même canal de transmission qui a frappé le marché crypto à plusieurs reprises en 2026. La rapidité avec laquelle le prix du BTC s’est ajusté lundi confirme la faible marge de manœuvre dont dispose l’actif aux niveaux actuels.
La moyenne mobile de 200 semaines a servi de frontière définitive lors des précédents cycles baissiers du Bitcoin. Le BTC a évolué nettement sous ce niveau pendant le bear market de 2018-2019, puis lors de la capitulation de 2022. Ces deux périodes se sont finalement transformées en zones d’accumulation majeures avant la progression du cycle suivant.
Le BTC a enregistré sa première clôture hebdomadaire sous cette moyenne de 200 semaines depuis 2023 à la fin du mois de juin. Bien que le rebond suivant ait ramené les prix autour des 63 000 $, le mouvement de lundi menace d’annuler cette reprise.
À cette détérioration technique s’ajoute un problème structurel de demande sur le marché des ETF. D’après les données d’Intellectia, les ETF Bitcoin au comptant aux États-Unis ont enregistré environ 4,5 milliards de dollars de sorties nettes pour le seul mois de juin 2026, soit le chiffre mensuel le plus élevé depuis leur création.
Intellectia souligne que les ETF, autrefois moteurs constants de la demande, sont devenus une source persistante de pression vendeuse. Ce renversement structurel supprime l’un des principaux piliers de la demande institutionnelle qui avait défini le cycle haussier de 2024-2025.
Le contexte macroéconomique renforce cette lecture baissière. Selon Yahoo Finance, l’attitude offensive (hawkish) de la Fed a freiné l’appétit pour les actifs risqués, et le BTC fait preuve d’une sensibilité aiguë aux signaux d’inflation. Une précédente décision de statu quo de la Fed avait déjà provoqué une chute intraday de 5,2 % lors de la même session, rappelle Yahoo Finance. Avec la flambée des cours du pétrole liée à l’escalade du conflit avec l’Iran, la perspective d’une pression maintenue sur les taux d’intérêt continue de brider l’appétit pour le risque.

