Depuis quelques jours, une partie très visible de la communauté Bitcoin appelle au boycott de JPMorgan. Des figures médiatiques comme Grant Cardone, Jack Mallers ou encore Max Keiser ferment leurs comptes, dénoncent le géant bancaire et l’accusent d’attaquer frontalement Bitcoin et Strategy, le principal proxy boursier du BTC.
Un boycott qui prend forme autour de Bitcoin
Des influenceurs pro-Bitcoin annoncent publiquement qu’ils coupent les ponts avec JPMorgan et invitent leurs audiences à faire de même. À leurs yeux, la banque a dépassé une ligne rouge en cumulant critiques répétées contre Bitcoin, pressions indirectes sur Strategy et un passé sulfureux lié au dossier Epstein. L’affaire cristallise une défiance latente entre l’écosystème crypto et la finance traditionnelle.
Grant Cardone, gestionnaire de fonds et gourou de l’immobilier, a ainsi expliqué avoir fermé ses comptes chez JPMorgan et transféré l’ensemble de ses fonds vers Wells Fargo. Dans la foulée, il conseille à sa communauté d’éviter les cartes de crédit Chase. Il évoque aussi des risques de fraude et un climat de méfiance généralisé envers la banque.
I cancelled my JPM account and moved entire account to Wells. Also, don’t use chase credit card if you’re worried about fraud. More to come. pic.twitter.com/wi645YqdII
— Grant Cardone (@GrantCardone) November 23, 2025
En parallèle, Jack Mallers, fondateur de Strike, une plateforme très populaire chez les bitcoineurs, a révélé que JPMorgan avait clôturé ses comptes sans préavis. Il a invoqué des préoccupations de conformité et une activité jugée inhabituelle. Il affirme être désormais banni de toute relation future avec la banque, malgré une longue histoire familiale de clientèle. Pour la communauté Bitcoin, cet épisode illustre un risque de « débanking » ciblé contre les acteurs trop proches du BTC.
Yes. A proud moment.
So proud I got it framed. https://t.co/uo6v2Xfr8p pic.twitter.com/Myfo59Wn3B
— Jack Mallers (@jackmallers) November 23, 2025
Pourquoi JPMorgan s’est mis à dos les défenseurs du Bitcoin
Ce boycott ne sort pas de nulle part. Depuis des années, le PDG Jamie Dimon multiplie les attaques contre Bitcoin. Tour à tour qualifié de fraude, de bulle ou de « pet rock ». Mais cette fois, la situation est plus stratégique. Un rapport de JPMorgan avertit que Strategy (ex-MicroStrategy) pourrait être exclue de grands indices comme le MSCI USA ou le Nasdaq 100 à cause de la part massive de Bitcoin dans son bilan.
Or Strategy est devenue la première Bitcoin Treasury Company cotée, avec plus de 600 000 BTC et plus de 50 % de ses actifs en Bitcoin. Pour les maximalistes, s’attaquer à Strategy revient à tenter de couper un pont majeur entre Wall Street et Bitcoin. Max Keiser va plus loin en affirmant que JPMorgan aurait ouvert des positions vendeuses sur MSTR. Cela renforce l’idée d’un conflit d’intérêts entre analyse objective et paris directionnels sur le titre. Par ailleurs, Strategy assure tenir même si le bitcoin chute jusqu’à 20 000 dollars.
À cela s’ajoute un passif explosif. Les liens de JPMorgan avec Jeffrey Epstein, déjà sanctionnés par des amendes, des enquêtes internes et une forte pression politique. Pour les bitcoineurs, voir cette même banque donner des leçons de gestion de risques et de moralité à Strategy et au marché crypto passe très mal.
De la défiance bancaire à Bitcoin Hyper : sécurité Bitcoin, vitesse Solana
En 2025, HYPER s’impose comme l’un des dossiers les plus commentés parmi les amateurs de DeFi et de solutions Layer-2. Son ambition consiste à rendre Bitcoin réellement utile au-delà de la simple thésaurisation. Le tout, sans sacrifier la sécurité.
Le paradoxe de Bitcoin est connu. L’actif est probablement le réseau monétaire le plus sécurisé et le plus décentralisé au monde. Sa couche de base reste pourtant lente et chère en période de congestion. Son langage de script ne permet pas de smart contracts complexes. En effet, construire de la DeFi, des jeux ou des NFT performants directement sur le L1 Bitcoin reste aujourd’hui marginal et très contraignant techniquement.
La communauté Bitcoin se sent attaquée par certaines grandes banques, ce type de projet prend une dimension politique autant que technique. Plutôt que de dépendre d’institutions capables de fermer un compte du jour au lendemain, l’idée est de bâtir des rails financiers nativement compatibles avec Bitcoin. La prévente en cours de HYPER attire justement ceux qui pensent que la prochaine vague de croissance du BTC viendra des usages, pas seulement de la hausse du prix.
Cet article ne représente en aucun cas un conseil en investissement. Les informations fournies ici ne doivent pas être utilisées comme base pour prendre des décisions financières. Les investissements en crypto-monnaie comportent des risques et peuvent entraîner des pertes importantes. Il convient d’investir uniquement ce que vous pouvez vous permettre de perdre. Effectuez toujours vos propres recherches avant de prendre toute décision d’investissement.

