INTERPOL démantèle des cartels crypto illégaux en Afrique

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INTERPOL démantèle des cartels crypto illégaux en Afrique

De juin à août 2025, INTERPOL a conduit l’opération Serengeti 2.0. Menée en collaboration avec les autorités de 18 pays africains et les autorités du Royaume-Uni, l’opération a permis de recouvrer près de 100 millions $.

Plusieurs vastes réseaux de cybercriminels qui ont été mis à mal par INTERPOL et ses nombreux partenaires. Notamment, des plateformes de minage crypto illicites à des réseaux de fraude tentaculaires.

Opération Serengeti 2.0 : 1 209 criminels arrêtés

D’après les données communiquées par INTERPOL, ce sont 1 209 individus qui ont été arrêtés dans 18 pays africains. L’opération Serengeti de 2025 a permis de saisir plus de 11 432 infrastructures qui servaient pour diverses activités illicites.

En Angola par exemple, 25 centres de minage de cryptomonnaies ont été démantelés. Ces centres étaient gérés par une soixantaine de ressortissants chinois. Afin de supporter cette activité, les mineurs auraient déployé 45 centrales électriques illégales.

En tout, les autorités angolaises ont saisi l’équivalent de 37 millions $ en équipements de minage. Ces équipements et les ressources associées seront alloués à la fourniture électrique dans des régions défavorisées du pays.

Rappelons qu’en Angola, le minage crypto a été interdit depuis le 10 avril dernier. Cette prohibition des cryptomonnaies et du minage des actifs numériques s’explique en partie par la charge importante que l’activité représente pour le réseau électrique du pays. Une réalité similaire à celle de l’Iran où le minage illégale est devenu un fléau.

En Zambie, ce sont plutôt des arnaques crypto qui ont attiré l’attention d’INTERPOL. Un réseau d’arnaque massif aurait coûté plus de 300 millions $ à près de 65 000 victimes. Les arnaqueurs prétendaient garantir des retours sur investissement importants et encourageaient les victimes à télécharger diverses applications pour arriver à leurs fins.

Des noms de domaine, des téléphones mobiles et des comptes bancaires ont été saisis dans le cadre de l’opération. De plus, une quinzaine d’individus ont été inculpés pour fraude.

Cyber_Operation-Serengeti-2.0

Un exemple de coopération multilatérale

L’opération Serengeti 2.0 montre à quel point la cybercriminalité s’est érigée en menace planétaire. Mais c’est aussi un rappel de l’importance de la coopération transfrontalière et de la coopération avec les entités du secteur privé contre ce fléau.

En effet, les autorités ont bénéficié de l’accompagnement et de formations spécialisées fournies par les partenaires comme Kaspersky, Cybercrime Atlas, Fortinet, TRM Labs, Trend Micro et pour ne citer que quelques-uns.

INTERPOL a mis l’accent sur les les pays d’Afrique subsaharienne au cours de Serengeti 2.0. Rappelons que l’opération a été menées sous la houlette de l’Opération conjointe africaine contre la cybercriminalité.

Rappelons que le développement des infrastructures en Afrique s’est accéléré au cours des dernières années. Cependant, les forces de l’ordre manquent d’équipement et de savoir-faire pour faire face aux menaces de cybersécurité. En particulier en matière de blockchain et de Web3. C’est pour cette raison que le ministère britannique des Affaires étrangères, du Commonwealth et du Développement finance ce type d’opérations conjointes.

Par Marc Rodrigue

Arpentant le web depuis la fin des années 90 Marc Rodrigue a su développer une curiosité pour les nouvelles technologies le rendant passionné notamment de ces nouvelles monnaies numériques. Son but est simple : permettre à tout le monde de s'informer et d'apprendre davantage sur l'univers des crypto-monnaies.