Crypto et surveillance mondiale, la Chine lance l’alerte

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Crypto et surveillance mondiale, la Chine lance l'alerte

Dans un communiqué en date du 5 août 2025, le ministère de la Sécurité d’État de Chine a lancé l’alerte vis-à-vis de la collecte d’informations biométriques par des firmes étrangères. Sans préciser le nom, la description du ministère de la Sécurité d’État chinois renvoie à World coin et à son projet d’identité numérique sur la blockchain.

Le projet controversé de Sam Altman est donc à nouveau au centre d’une controverse. Notamment quant à la sécurité des données biométriques qui sont collectées et aux utilisations abusives qui peuvent en être faites.

Worldcoin comme façade d’un programme de collecte de données biométriques

World Chain est un projet ambitieux porté en partie par Sam Altman. Le projet vise à créer une blockchain sur laquelle seuls les êtres humains authentiques peuvent interagir. Pour ce faire, l’identité numérique World ID a été mise au point.

Afin d’obtenir une identité World ID, les utilisateurs doivent toutefois se soumettre à un scan rétinien. Autrement dit, la seule donnée qui ne peut pas encore être falsifiée et qui est suffisamment précise pour les besoins d’authentification.

C’est justement ce mécanisme de collection de scans rétiniens qui est mis en cause par la Chine. Les utilisateurs sont encouragés à accepter les scans en contrepartie de jetons Worldcoin.

Mais, les enquêtes du ministère de la Sécurité d’État indiquent que ces informations biométriques sont ensuite transmises vers des pays étrangers. Une situation qui soulève de nombreux problèmes en matière de protection des données personnelles et de la sécurité des États.

Worldcoin déjà mis en cause dans d’autres pays

Une collecte massive des informations biométriques des citoyens de différents pays dans le monde entier inquiète. En particulier, lorsque cette collecte est réalisée par une fondation indépendante à la tête de laquelle on retrouve l’un des grands noms de l’intelligence artificielle.

Le projet a attiré l’attention de la Commission nationale de l’Informatique et des Libertés en France. Dans d’autres pays comme le Kenya, L’Indonésie, l’Espagne, l’Allemagne, le Brésil, Hong Kong et la Colombie.

Ceci dit, World Chain et ses stations d’authentification sont présents dans plus de 160 pays et plus de 25 millions de World ID uniques ont déjà été créés.

L’utilisation abusive des scans rétiniens

Pour les spécialistes des libertés individuelles et de la protection des données personnelles, le projet est particulièrement inquiétant. Après tout, il repose sur la numérisation d’une donnée intimement rattachée aux individus.

Les implications en matière de surveillance sont nombreuses. Et c’est par rapport à cela que la Chine lance l’alerte dans son communiqué. Mais il existe de nombreuses autres potentielles utilisations abusives des scans rétiniens.

En effet, avec des scans rétiniens, il est désormais possible de rendre les deep-fake encore plus crédibles. De même, ces scans rétiniens peuvent être utilisés pour usurper les identités plus facilement. Sans faire mention du risque d’accès non autorisé pour les États.

Une problématique de plus pour l’identité numérique sur la blockchain

Le projet de Sam Altman n’est pas le seul à envisager la création d’identités uniques sur la blockchain. Ceci dit, la controverse autour du projet World Chain devient un obstacle pour de telles initiatives. Surtout, parce que les inquiétudes des détracteurs du projet semblent être légitimes.

D’ailleurs, pour certains critiques, World ID va à l’encontre du fondement de la blockchain. Notamment, la capacité à interagir librement et anonymement sans être identifiés, suivis et surveillés.


Sources : mp.weixin.qq.com

Par Marc Rodrigue

Arpentant le web depuis la fin des années 90 Marc Rodrigue a su développer une curiosité pour les nouvelles technologies le rendant passionné notamment de ces nouvelles monnaies numériques. Son but est simple : permettre à tout le monde de s'informer et d'apprendre davantage sur l'univers des crypto-monnaies.