The Bitcoin Society : Éric Larchevêque annonce une Bitcoin Treasury Company cotée en bourse sur Euronext

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The Bitcoin Society : Éric Larchevêque annonce une Bitcoin Treasury Company cotée en bourse sur Euronext

Éric Larchevêque, figure historique de l’écosystème français, a dévoilé son nouveau projet : The Bitcoin Society. Cette entreprise ambitionne de devenir la première Bitcoin Treasury Company française cotée sur Euronext, une initiative rare en Europe. L’annonce a immédiatement suscité un large débat dans la communauté crypto. Certains saluent une avancée structurante, tandis que d’autres critiquent une vision jugée trop opaque ou trop éloignée des valeurs de décentralisation.

Une stratégie centrée sur l’accumulation de Bitcoin

Le projet se présente comme une société d’investissement focalisée sur la constitution d’une trésorerie en Bitcoin. The Bitcoin Society (TBSO) promet un modèle simple : lever des fonds auprès du public, acquérir du BTC et le conserver à long terme. L’objectif affiché est de créer une structure réglementée, transparente et conforme aux standards boursiers européens.

La société sera cotée sur Euronext, ce qui lui permettra d’accéder au public traditionnel. Ce choix représente un tournant pour une partie de l’écosystème. En effet, peu d’acteurs européens osent se positionner sur ce créneau, souvent dominé par les entreprises nord-américaines.

Éric Larchevêque, fondateur de Ledger (qui pourrait être introduit à la bourse de New-York), souligne que son projet répond à une demande croissante des investisseurs qui souhaitent détenir une exposition au Bitcoin via un véhicule réglementé. Il insiste sur le rôle de transparence, notamment en matière de garde et de gouvernance.

L’équipe comprend plusieurs personnalités, dont Tony Parker, présenté comme un soutien public du projet. La présence de ce type de figure vise à renforcer la crédibilité auprès des investisseurs non initiés.

Un accueil mitigé au sein de la communauté crypto

Malgré l’enthousiasme affiché par les dirigeants, l’annonce a déclenché une vague de critiques sur X. Plusieurs membres influents de la communauté affirment ne pas comprendre l’intérêt réel de cette structure. Certains estiment que TBSO ne propose rien de différent d’un ETF Bitcoin en bourse, déjà disponible dans d’autres juridictions. D’autres voient dans cette initiative un modèle trop centralisé. Il serait, selon eux, à l’opposé de la philosophie de Bitcoin.

Plusieurs critiques portent également sur la communication autour du projet. Certains reprochent un marketing jugé trop ambitieux, voire trompeur. Plusieurs voix signalent des zones d’ombre concernant la valorisation, la gouvernance et la gestion des fonds levés. D’autres dénoncent la confusion entre innovation et simple exposition financière au Bitcoin.

Cependant, d’autres observateurs défendent l’idée qu’une structure cotée en France, portée par une figure de l’écosystème, peut contribuer à normaliser l’usage de Bitcoin. Ils rappellent qu’Éric Larchevêque a déjà prouvé sa capacité à bâtir des entreprises solides, notamment avec Ledger, dont il fut cofondateur et dirigeant.

Un pari ambitieux dans un contexte réglementaire exigeant

Le lancement d’une Bitcoin Treasury Company cotée n’est pas anodin. Un tel projet implique une conformité stricte aux exigences boursières, notamment la transparence, les audits et le contrôle des risques. Pour ses promoteurs, c’est précisément cette dimension réglementaire qui rend TBSO légitime. Elle permettrait, selon eux, d’offrir une exposition au Bitcoin encadrée, claire et accessible au grand public.

Ce positionnement arrive à un moment où l’Europe renforce son cadre autour des cryptomonnaies. Avec l’entrée en vigueur de MiCA, les acteurs doivent démontrer un niveau de sérieux élevé. La création de TBSO s’inscrit donc dans cette dynamique : attirer des capitaux institutionnels, mais aussi séduire des épargnants plus prudents.

Le projet s’appuie également sur une communication autour d’une vision long terme. TBSO veut incarner un acteur institutionnel de la thèse “Bitcoin réserve de valeur”. Cette approche séduit une partie des investisseurs, notamment ceux qui recherchent une exposition passive répondant à des standards professionnels.

Un projet à suivre alors que les réactions restent partagées

The Bitcoin Society fait déjà beaucoup parler d’elle. L’ambition est réelle : créer un véhicule coté qui stocke du Bitcoin et le conserve. Mais cet objectif se heurte aux critiques d’une partie de la communauté crypto, qui voit dans cette approche un modèle trop centralisé ou trop marketing. Pour d’autres, l’arrivée d’une telle structure sur Euronext représente un signal positif. Elle montre que l’écosystème français continue d’innover malgré un contexte réglementaire strict.

Le débat est donc loin d’être clos. Le projet devra maintenant convaincre par sa mise en œuvre, sa transparence et sa discipline financière. L’arrivée d’une entreprise cotée dédiée à Bitcoin pourrait renforcer l’adoption institutionnelle en France. Elle pourrait aussi ouvrir la voie à d’autres initiatives du même type si l’accueil du marché est favorable.

Dans tous les cas, The Bitcoin Society s’impose déjà comme un sujet majeur de cette fin d’année, avec un lancement scruté de près par les investisseurs et par la communauté crypto française.

Par Jean Rammau

Jean Rammau est passionné par les crypto-actifs depuis 2020, avec un intérêt plus large pour la finance, les innovations technologiques et leur impact sur la société. Curieux et tourné vers l’avenir, il suit de près les révolutions liées à l’intelligence artificielle et au Web3. Voyageur dans l’âme, il aime découvrir les cultures du monde et apprendre au contact des gens. Il partage ici une vision accessible et éclairée de l’écosystème crypto.