Aux États-Unis, la date du 18 juillet 2025 restera comme celle où l’on a tiré un trait sur un pan entier du business des stablecoins. Avec le GENIUS Act, ces jetons censés valoir un dollar ne peuvent plus verser le moindre rendement à leurs détenteurs.
Pas de cashback, pas d’intérêts, pas même de “récompenses” déguisées. Une décision que Washington présente comme un garde-fou, mais qui, sur les desks de trading et dans les comités d’investissement, sonne surtout comme un coup de sifflet annonçant… le début d’une nouvelle partie.
Car le capital, lui, n’aime pas rester immobile. Il se déplace, il s’adapte. Et il vient déjà de trouver une autre voie.
Un cadre qui change la donne
Ce texte de loi, préparé depuis des mois, n’a rien laissé au hasard. Les émetteurs autorisés doivent prouver qu’ils détiennent des réserves liquides équivalentes à 100 % des stablecoins émis, avec des audits mensuels à la clé. Officiellement, c’est pour éviter les dérives qui ont déjà coûté cher par le passé.
Officieusement, cela replace les stablecoins dans une case bien précise : un outil de paiement, stable et transparent, mais sans promesse de rendement. On referme la porte sur une ère où certaines plateformes, parfois à peine régulées, attiraient les dépôts avec des taux mirobolants.
Dans les faits, cette fermeture ne supprime pas l’appétit pour les revenus passifs. Les fonds, les banques et même certaines fintechs n’avaient pas mis ces stratégies en place par hasard. De ce fait, elles répondaient à une demande réelle. Et cette demande, elle, n’a pas disparu du jour au lendemain.
La bascule vers la tokenisation
Depuis l’annonce, les signaux se multiplient. Appels entrants aux plateformes de tokenisation, hausse du volume sur certains produits adossés à des bons du Trésor, regain d’intérêt pour des obligations tokenisées.
On parle ici des Real World Assets (RWA), ces actifs classiques, mais emballés dans une couche blockchain, ce qui les rend programmables, fractionnables, liquides.
Des projets comme Uniform Labs travaillent sur des systèmes capables de faire passer, quasi instantanément, des stablecoins vers des RWAs rémunérateurs… et retour.
L’avantage est évident : on garde la rapidité et la liquidité, tout en contournant l’interdiction de rendement direct imposée aux stablecoins.
Le marché, déjà évalué à 26 milliards de dollars cette année, pourrait voir un afflux massif de capitaux déplacés depuis ces produits désormais bridés.
En coulisse, les institutionnels ne se demandent pas “si” mais “comment” tirer parti de ce basculement. Et le calendrier pourrait être plus court qu’on ne l’imagine.
RWAs is taking over!
🔥 RWA market cap steady at $25.3 billion
🔥 Stablecoins booming around $252 billion
🔥 DeFi yields beating out short-term treasury ratesRWAs are becoming a legit part of the game, changing how people invest and earn.
Look, if you’re into crypto or DeFi,… pic.twitter.com/BqoybfbOKe
— Daniel (@InternxWeb23) August 11, 2025
Pourquoi les préventes de tokens peuvent tirer leur épingle du jeu
Pour les investisseurs qui ne veulent pas se limiter aux produits institutionnels, les tokens en prévente constituent une autre porte d’entrée. L’absence de rendement sur les stablecoins pousse une partie du marché à chercher ailleurs du potentiel de valorisation… et des avantages annexes.
Prenons Maxidoge comme exemple, c’est un actif pensé pour créer de la rareté programmée, avec des intégrations DeFi permettant à la communauté d’accéder à des pools ou à des fonctionnalités exclusives.
Ce genre de structure, mêlant utilité et incitation indirecte, capte l’attention d’investisseurs frustrés par le plafonnement des rendements “classiques”.
Ce qui séduit, ce n’est pas seulement l’espoir de plus-value. C’est l’idée que le token, en évoluant dans un écosystème vivant, peut continuer à offrir des opportunités. Même en dehors des schémas traditionnels de rendement.
Les crypto-actifs représentent un investissement risqué.
Conclusion un peu brute, mais réaliste
Le GENIUS Act ne tue pas la quête de rendement. Il change les règles du terrain, oblige les acteurs à se réinventer. Les capitaux institutionnels glissent vers la tokenisation d’actifs réels. En effet, les investisseurs plus agiles se tournent vers des projets alternatifs, souvent en prévente, qui savent marier utilité et potentiel de gain.
Ce genre de période n’est pas confortable. Mais pour qui sait lire entre les lignes, c’est généralement là que se construisent les plus belles positions. Et, comme habituellement dans la crypto, ceux qui bougent tôt sont ceux qui racontent l’histoire plus tard.


