Il y a ceux qui ont salué la loi comme une avancée. Et puis, il y a ceux qui regardent ce qui se passe en coulisses.
Parce que pendant que le GENIUS Act encadre les stablecoins au nom de la stabilité, une autre finance, plus discrète, plus classique, se déploie en toute tranquillité. Et elle, elle n’est pas bridée. Bien au contraire.
Une interdiction qui tombe à pic
Ce que dit la loi est claire : les émetteurs de stablecoins n’ont plus le droit d’offrir un quelconque rendement à leurs utilisateurs. Pas d’intérêts, pas de staking, pas même une formule déguisée. Nada. L’idée ? Éviter que ces actifs ne deviennent des “produits d’investissement” qui concurrencent les banques ou les marchés traditionnels.
Mais voilà : pile au moment où cette restriction entre en vigueur, que voit-on émerger ? Une poussée massive des fonds du marché monétaire, tokenisés, évidemment.
Et pas par n’importe qui. BlackRock, Franklin Templeton, JPMorgan… les gros noms. Eux n’ont pas besoin d’inventer un token : ils tokenisent leur finance déjà existante. Et ils offrent du rendement.
Coïncidence ? Peut-être. Peut-être pas.
The GENIUS Act bans yield on stablecoins, giving TradFi tokenized money market funds a major edge.
Critics say banks lobbied to kill competition.
Is this a win for crypto or Wall Street? 🤔💰#Stablecoins #GENIUSAct #Tokenization #DeFi #TradFi #CryptoNews #YieldHunt pic.twitter.com/SgpNSzaKpB
— Adaminssane.ink AA ⌘🛠️ 🐐 (@Adaminssane) August 4, 2025
L’étrange déséquilibre
Un stablecoin aujourd’hui, c’est quoi ? Un actif liquide, stable, oui. Mais stérile. À cause de cette nouvelle règle, il ne peut plus rapporter quoi que ce soit. Et pour un investisseur, institutionnel ou pas, ce détail change tout.
En face, les fonds tokenisés montent en puissance. Leur promesse ? Un actif régulé, rapportant parfois plus de 4 %, hébergé sur une blockchain, mais avec un nom connu derrière. Bref : la sécurité, la rentabilité… et la caution réglementaire.
Le paradoxe, c’est que cette finance-là bénéficie désormais des avantages du monde crypto — sans en subir les contraintes. Pendant que les projets décentralisés se font cadenasser.
Le bon élève puni
On pourrait penser que ce sont les stablecoins qui méritaient d’être favorisés. Après tout, ils ont structuré les usages, rendu la DeFi possible, facilité les paiements transfrontaliers.
Mais non. Ce sont eux qu’on corsette. Durant que les produits bancaires, eux, s’adaptent. S’intègrent. Avancent.
Et ce n’est pas qu’un combat technique. C’est une bataille culturelle. Car derrière cette évolution, il y a une préférence très nette pour ce qui est “connu”. Les institutions sont à l’aise avec la tokenisation… tant qu’elle reste entre les mains du vieux monde.
Des poches de résistance
Heureusement, tout le monde ne marche pas au pas. Certains projets refusent de jouer selon les nouvelles règles bancaires. Ils ne promettent ni rendement, ni régulation douce — juste une forme d’autonomie.
C’est le cas de Best Wallet, un outil simple, non custodial, qui permet de garder le contrôle de ses fonds, sans permission, sans filtre. Rien à vendre. Rien à prouver.
Uniquement un accès direct, à l’ancienne. Et dans un monde qui se standardise à grande vitesse, ce genre de posture devient presque radical.
Les crypto-actifs représentent un investissement risqué.
En marche vers une crypto plus lisse ?
Est-ce la fin des stablecoins ? Non. Leur rôle reste central. Mais leur avenir semble… contenu. Surveillé. Encadré. Quasiment figé.
À l’inverse, la finance tokenisée version TradFi s’offre une nouvelle jeunesse. Elle entre dans le jeu par la grande porte, avec le sourire du régulateur. Ce qui pourrait ressembler à un progrès ressemble parfois à une prise de contrôle.
Et si c’était ça, le vrai message du GENIUS Act ?


