Michael Saylor assure que sa stratégie autour du Bitcoin pourrait survivre à un krach de 80 à 90 %, sans que son entreprise ne vacille. C’est cette conviction, qu’il qualifie lui-même d’« indestructible », qui nourrit son discours alors que le marché traverse une phase de brutal retournement.
Une stratégie pensée pour encaisser un krach majeur
Selon Michael Saylor, la structure de son entreprise a été conçue pour tenir même si le Bitcoin s’effondre de 80 à 90 %. Il ne parle pas d’un simple repli passager, mais d’un véritable scénario catastrophe. Pourtant, il affirme que la société pourrait continuer à fonctionner sans interruption. Cette confiance repose sur un modèle financier calibré pour résister à des baisses extrêmes, là où d’autres acteurs seraient forcés de vendre dans la panique.
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— Michael Saylor (@saylor) November 18, 2025
Il insiste notamment sur la solidité du bilan et sur la façon dont l’endettement a été structuré. La société a empilé du Bitcoin avec une logique de long terme, en cherchant à verrouiller des financements qui ne l’obligent pas à liquider ses réserves au premier choc. Autrement dit, Saylor ne joue pas un coup de poker à court terme. Il tente de bâtir une sorte de coffre-fort coté en Bourse, entièrement indexé sur le Bitcoin.
Cette posture tranche avec le sentiment actuel du marché. Les prix reculent, la peur remonte et les rumeurs de ventes forcées se multiplient. C’est précisément dans ce climat que Saylor réaffirme que son entreprise ne vend pas, mais continue d’accumuler. Il rappelle d’ailleurs que la société a encore acheté du BTC lundi, malgré la chute. Pour lui, cette contraction n’est qu’un reflet des turbulences du marché, pas un signe de fragilité interne.
Indestructible face à la volatilité du Bitcoin
Saylor insiste que la volatilité du Bitcoin n’est pas nouvelle pour lui. Quand sa société a commencé à empiler du BTC en 2020, l’actif tournait autour de 80 % de volatilité annuelle. Pour la plupart des entreprises cotées, un tel niveau serait inconcevable. Pourtant, lui l’a intégré dès le départ dans son modèle.
Selon ses estimations, cette volatilité est déjà retombée aux alentours de 50 %, à mesure que le marché mûrit. Il anticipe même une baisse progressive, de l’ordre de cinq points de pourcentage tous les deux ou trois ans. À terme, il voit le Bitcoin se stabiliser avec une volatilité environ 1,5 fois supérieure à celle du S&P 500. Autrement dit, toujours plus nerveux que les grandes actions américaines, mais plus prévisible qu’aujourd’hui.
Cette vision explique pourquoi il se dit prêt à encaisser un –80 % ou –90 % sans changer de cap. À ses yeux, ces chutes extrêmes font partie du chemin. Là où beaucoup regardent la courbe au jour le jour, Saylor raisonne en décennies. Il accepte la douleur à court terme, parce qu’il parie sur une normalisation progressive du Bitcoin, devenu à la fois plus massif, plus liquide et moins vulnérable aux excès spéculatifs.

