Le Bitcoin s’effondre violemment après l’annonce du secrétaire américain au Trésor, Scott Bessent, selon laquelle le gouvernement n’achètera plus de crypto-monnaies pour sa réserve stratégique, provoquant une onde de choc sur le marché.
Effondrement fulgurant du Bitcoin après l’annonce
Le Bitcoin a plongé jeudi, passant d’un record historique (près de 124 517 $) à un creux intrajournalier autour de 117 719 $ sur Bitstamp, avant de se stabiliser autour de 118 500 $. Cette chute de près de 4 % en quelques heures illustre la volatilité extrême des marchés face aux déclarations politiques.

L’annonce de Bessent, confirmant que le gouvernement n’allait plus acheter de Bitcoin pour nourrir sa réserve, a brisé l’élan haussier. L’espoir d’un soutien institutionnel, largement relayé par les spéculations, a brutalement disparu.
La réaction immédiate des traders a été forte : plus d’un milliard de dollars de positions de crypto ont été liquidées en 24 heures, dont environ 778 millions en positions longues.
Les altcoins ont souffert encore davantage, le XRP plongeant de 7 % en quelques minutes, repassant brièvement sous la barre des 3 $.
Réserve stratégique Bitcoin : fin des espoirs d’expansion
Jusqu’à récemment, l’administration entretint une ambiguïté laissant entendre la possibilité d’acheter davantage de Bitcoin, à moindres frais et sans impacter les contribuables. Mais la fermeté de la déclaration de Bessent a fermé la porte à ces spéculations.
La réserve stratégique américaine repose uniquement sur des crypto-monnaies confisquées, sans budget dédié ou nouvelles acquisitions. Concrètement, les Bitcoins demeurent figés comme réserve, sans nouvel apport.
Sur Polymarket, les paris sur l’instauration d’une réserve stratégique de Bitcoin d’ici 2025 ont été laminés, chutant à 16 % de probabilité, un plancher historique. Cela témoigne d’une perte de confiance collective en la possibilité d’un engagement gouvernemental supplémentaire.
Enjeux de la réserve : 20 milliards de dollars en jeu
Dans son interview, Bessent a révélé que les avoirs actuels du gouvernement en crypto, issus de confiscations, s’élèvent à 20 milliards de dollars. Cette somme place les États-Unis en tête des pays détenant le plus de Bitcoin au monde.
Ces actifs, que certains considéraient comme une réserve stratégique en germe, resteront donc statiques. Le gouvernement conserve son rôle de plus gros détenteur d’État de la cryptomonnaie, sans volonté d’accroître cet actif.
Par comparaison, la Chine et le Royaume-Uni détiennent aussi d’importants stocks. La Chine envisage d’en vendre une partie pour combler des déficits budgétaires. Cette divergence dans les stratégies nationales souligne l’impact que chaque politique publique peut induire sur le marché global des cryptos.
Vers une nouvelle ère pour les investisseurs
Cette annonce marque une rupture nette : la hausse du Bitcoin portée par l’espoir de soutien institutionnel semble désormais compromise. En l’espace d’une journée, le marché est passé d’un record à une remise en question profonde de son potentiel-haussier.
Les traders et investisseurs doivent désormais recalibrer leur stratégie. L’absence d’achats gouvernementaux pour soutenir la demande pousse à se tourner vers d’autres moteurs (adoption institutionnelle privée, innovations technologiques, régulations favorables, etc).
Quant aux positions longues, elles ont subi un choc brutal. Les liquidations massives montrent qu’un revirement politique peut, en un instant, pulvériser des milliards d’investissements. La prudence devient la règle désormais.
Enfin, le rôle de la réserve stratégique reste symbolique : elle rappelle l’intention américaine de garder une position influente dans l’écosystème crypto, sans engagement actif. Cela peut rassurer certains, tout en laissant d’autres sur leur faim.
