Dans le cadre de l’opération HAECHI VI, INTERPOL a réussi à démanteler une variété d’opérations cybercriminelles. De la Corée du Sud à la Thaïlande, de Singapour à l’Afrique de l’Ouest et du Portugal aux Émirats arabes unis, les résultats de HAECHI VI ont permis d’arrêter des fraudeurs, escrocs et criminels de toutes sortes.
En tout, plus de 439 millions $ ont été recouvrés, y compris des fonds qui étaient détenus en cryptomonnaies. Ceci démontre, encore une fois, que la cyberfraude peut être combattue à condition que les autorités des pays concernés continuent de coopérer.
HAECHI VI, un coup de filet étendu sur 40 pays et territoires
L’opération HAECHI VI a été coordonnée avec une quarantaine de pays et de territoires. Elle visait à démanteler de vastes réseaux de cybercrime. En tout, plus de 439 millions $ ont été saisis. Notamment, 342 millions $ en monnaie fiat et plus de 97 millions $ en actifs crypto et biens physiques.
Les autorités ont bloqué plus de 68 000 comptes bancaires et plus de 400 portefeuilles crypto. D’après le communiqué de presse d’INTERPOL, les actifs crypto saisis s’élèveraient à environ 16 millions $.
L’opération HAECHI VI a ciblé une variété de crimes financiers assistés par ordinateur. Il s’agit entre autres de fraude e-commerce, de phishing téléphonique, d’extorsion, d’arnaque sentimentale ou même de blanchiment d’argent par le biais de casinos en ligne illégaux.
Pendant 5 mois, INTERPOL a collaboré étroitement avec les forces de l’ordre de 40 pays et territoires. Ainsi, l’opération lancée en avril et conclue en août 2025 s’est soldée par un succès remarquable pour les autorités.
USD 439 million recovered in global financial crime operation
The INTERPOL-coordinated operation across 40 countries and territories targeted seven types of cyber-enabled financial crimes. Investigators detected and disrupted online fraud as well as money laundering activities.
— INTERPOL (@INTERPOL_HQ) September 24, 2025
INTERPOL assure le recouvrement des fonds des victimes off-chain
Typiquement, dans les cas de fraude financière, on peut avoir l’impression que le recouvrement des fonds est virtuellement impossible. Le succès de HAECHI VI démontre que ce n’est pas nécessairement le cas. Y compris dans le cas d’arnaques crypto, les fonds peuvent parfois être recouvrés grâce à la collaboration transfrontalière.
Ce n’est pas la première fois qu’INTERPOL a réussi de tels exploits. Rappelons qu’en juin, INTERPOL avait déjà réussi un premier coup de force avec Operation Secure. L’organisation internationale avait pu démanteler un énorme réseau de maliciels Infostealer qui ciblaient les détenteurs de cryptomonnaies.
De même, en août, l’opération Serengeti 2.0 avait conduit à l’arrestation de plus de 1 200 suspects et le recouvrement de 100 millions $. Majoritairement, il était question d’arrestations dans le cadre d’activité crypto criminelles ou illicites.

Vers une meilleure implication on-chain
L’un des objectifs du programme HAECHI est de renforcer les partenariats entre INTERPOL et les forces de l’ordre des divers. En particulier, dans un contexte où le paysage cybercriminel est en constante évolution.
Par le passé, INTERPOL a déjà coopéré avec des instances comme TRM Labs et Chainalysis pour analyser les mouvements de fonds on-chain. Il est toutefois évident que des instances spécialisées sont appelées à naître pour assurer une meilleure respectabilité du Web3.
C’est une tendance qui commence déjà à être observée. Notamment avec l’alliance T3 de Binance, TRON, Tether et TRM Labs, mais aussi avec le lancement d’outils collaboratifs comme Intel Desk par Bubblemaps.
