Le chiffre d’inflation préféré de la Fed monte à 2,7 pour cent sur un an. L’inflation sous-jacente hors énergie et nourriture reste à 2,9 pour cent. De son côté, Bitcoin a bondi au-dessus de 109 000 dollars puis a calmé le jeu. Le décor est posé. Le rebond existe. La solidité reste à prouver.
PCE en hausse sans surprise
En août, l’indice PCE, qui mesure l’évolution des prix à la consommation aux États-Unis, a progressé de façon modérée. L’inflation globale affiche une hausse de 0,3 pour cent sur un mois et de 2,7 pour cent sur un an.
L’inflation sous-jacente, qui exclut l’énergie et l’alimentation, avance un peu moins vite. Elle a affiché une hausse de 0,2 pour cent sur un mois et 2,9 pour cent sur un an. Ces données officielles confirment que la tendance reste au-dessus de la cible fixée par la Fed, sans créer de surprise majeure.
Ce rythme annuel de 2,7 pour cent dépasse celui enregistré en juillet et correspond au plus haut niveau depuis février. Cela montre que la baisse de l’inflation observée au printemps s’essouffle et que la pression sur les prix se maintient. En clair, la décrue n’est pas terminée et le chemin reste long avant de retrouver une stabilité proche de la cible officielle.
Dans le détail, la demande des ménages reste solide. Les revenus continuent de progresser et les dépenses augmentent de 0,6 pour cent en valeur. L’économie ne montre pas de signe d’emballement, mais elle ne donne pas non plus de signal d’affaiblissement marqué. Le tableau reste intermédiaire.
Bitcoin rebondit puis se calme
Juste après la publication, BTC a accéléré. Un passage franc au-dessus de 109 000 dollars a déclenché des achats rapides. Le mouvement a ensuite perdu de la vigueur. Les traders ont pris des gains. La zone reste disputée.
Techniquement, on voit surtout une bataille autour d’un seuil simple. Tant que le prix garde la tête au-dessus de 109 000 dollars en fin de journée, un plancher peut se construire. En dessous, l’élan s’effrite. La volatilité reprend vite. C’est le comportement classique d’un marché encore marqué par les liquidations récentes.
Le facteur macro ajoute une couche d’incertitude. Une inflation dite collante réduit l’appétit pour le risque. Un chiffre conforme évite la panique. Il ne suffit pas à relancer une tendance durable. D’où ces allers-retours rapides et cette impression de souffle court sur les hausses.
La banque centrale a lancé une première baisse de taux en septembre. Depuis, le message reste le même. Avancer pas à pas et ne pas couper trop vite. Éviter de devoir remonter plus tard si l’inflation s’accroche. Jerome Powell parle d’équilibre entre inflation encore trop haute et emploi qui se tasse par endroits.
Les marchés regardent déjà la réunion d’octobre. Les outils de suivi montrent encore un biais en faveur d’une nouvelle baisse de 0,25 point. Tout dépendra des prochains chiffres économiques.
D’ici là, PPI, CPI et emploi feront la différence. Un enchaînement plus chaud relancerait le dollar et les rendements. Un enchaînement plus doux conforterait la détente graduelle. Dans les deux cas, la trajectoire de Bitcoin reste liée au rythme des chiffres.
Après un été marqué par de fortes secousses, les investisseurs restent nerveux. Ils ne gardent pas leurs positions très longtemps. Dès qu’un gain apparaît, ils le sécurisent rapidement. Et quand les pertes arrivent, ils préfèrent couper sans attendre.


