Bitcoin passe sous les 109 500 $ sous pression des « whales » et du PCE américain

Avertissement : l'information présente dans ce guide ne constitue pas un conseil en investissement. Faites toujours vos propres recherches avant d'investir, et ne mettez pas en jeu une somme d'argent que vous ne pouvez pas vous permettre de perdre.
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Bitcoin chute

Le bitcoin a brièvement glissé sous les 109 500 dollars, à l’approche des chiffres PCE, l’indicateur d’inflation préféré de la Réserve fédérale. Une série de transactions suspectes dans le carnet d’ordres et des mouvements de gros acteurs ont alimenté la volatilité. Le marché, déjà nerveux, n’a pas tenu longtemps.

Décrochage rapide, liquidations en chaîne

La baisse s’est jouée en quelques heures, avec un point bas observé à 109 436 dollars. En parallèle, les liquidations longues ont explosé : environ 350 millions de dollars rayés sur les dernières 24 heures, essentiellement sur les dérivés. Comme souvent dans ce genre de phases, l’effet levier a amplifié les secousses.

Bitcoin chute

Plusieurs observateurs ont signalé des comportements familiers dans le carnet : ordres posés puis retirés rapidement, sans exécution, souvent sur des tailles importantes.

Ce genre de manœuvre, appelé « spoofing », fausse la perception de profondeur de marché. L’entité surnommée « Spoofy the Whale » a été évoquée, sans preuve formelle, mais avec un certain consensus autour du caractère anormal de ces flux.

Autre point remarqué : de gros transferts de jetons vers le market maker Wintermute, repérés par le trader Merlijn. Que ce soit pour ajuster des positions ou réorganiser des stocks, ce genre de mouvements tend à précéder des phases de volatilité, surtout dans un contexte de faible liquidité.

Le PCE calme le jeu, sans raviver l’intérêt

Côté macro, les attentes se concentraient sur le PCE américain, publié à 8 h 30 (heure de New York). L’indicateur est ressorti conforme aux prévisions : +2,9 % sur un an, +0,3 % sur un mois. Pas de mauvaise surprise, mais rien de franchement stimulant non plus.

Cette lecture neutre conforte le scénario d’un assouplissement monétaire graduel, sans modifier les attentes immédiates.

Les marchés actions sont restés prudents à l’ouverture, sans réaction marquée. Pour Bitcoin, l’effet est paradoxal : pas de choc, mais pas non plus de soutien. Le marché reste seul avec ses fragilités.

Une dynamique déjà sous tension

La baisse du jour s’inscrit dans une séquence plus large. Depuis le début de l’été, Bitcoin alterne phases de hausses avortées et dégonflages brutaux.

À chaque tentative au-dessus de 120 000 dollars, les vendeurs reprennent la main. Les gros porteurs profitent des zones de liquidité pour délester.

Ce mouvement n’est pas nouveau, mais il prend une autre tournure dans un environnement dominé par les produits dérivés.

Le marché spot, de son côté, reste peu actif. La structure de propriété change lentement, avec davantage d’investisseurs tournés vers les ETF ou le trading à effet de levier. Résultat : des zones de fragilité qui s’activent dès que les volumes se contractent.

Ce jeudi, la conjonction entre un agenda macro important et des anomalies visibles dans le carnet a suffi à déclencher un enchaînement. Le spoofing évoqué n’est pas nécessairement illégal, mais traduit un fait : parfois, afficher puis retirer des ordres suffit à faire bouger le marché.

Points à surveiller : seuils, carnet, funding

Dans l’immédiat, la zone autour de 109 500 dollars devient un repère psychologique. Ce n’est pas une ligne infranchissable, mais une zone de fragilité. Pour stabiliser, il faudra plus qu’un simple rebond technique sur les contrats perpétuels. Le spot doit reprendre la main.

La répartition des ordres dans le carnet reste aussi un point d’attention. Ces derniers jours, certains ont vu apparaître des murs de protection plus bas, censés limiter la casse.

Mais ces murs sont parfois illusoires. Ils s’évaporent dès que le marché s’y frotte. Il vaut mieux les lire comme des probabilités que comme des certitudes.

Enfin, garder un œil sur les données de financement (funding) et sur l’écart spot-futures permet de détecter les excès. Un marché qui remonte sans vraie demande ne tient pas longtemps. À l’inverse, des signes d’absorption réelle sur le spot donnent un signal plus solide.

Par lucie

Plongée dans l’univers du numérique depuis plus de dix ans, Lucie Moinet s’est rapidement passionnée pour les crypto-monnaies et les révolutions financières décentralisées. Attentive aux évolutions du Web3, elle aime décrypter les tendances et rendre accessibles des sujets souvent techniques. Souhaitant aider chacun à mieux comprendre les enjeux de la blockchain et à saisir les opportunités de cette nouvelle ère elle a décidé d'utiliser sa plume ou plutôt son clavier dans ce but.