Parler d’un bitcoin à un million de dollars ne fait plus sourire Brian Armstrong. Le patron de Coinbase juge ce scénario crédible d’ici 2030. Pas une prédiction gratuite, selon lui, mais l’aboutissement logique de tendances déjà en marche : régulation qui se clarifie, institutions qui s’impliquent davantage, et même les États, qui ne sont plus seulement dans une posture défensive.
Bitcoin à 1 million d’ici 2030
Pour Armstrong, le chiffre n’est pas qu’une provocation. Selon lui, les conditions sont réunies pour voir le prix du nitcoin grimper à sept chiffres d’ici la fin de la décennie.
I think we'll see $1M per bitcoin by 2030.
Regulatory clarity is finally emerging, the US government is keeping a BTC reserve, there's a growing interest for crypto ETFs, among many other factors.
(Not financial advice of course, it's impossible to guarantee) pic.twitter.com/w5EfcYFvVp
— Brian Armstrong (@brian_armstrong) August 20, 2025
Le premier facteur est réglementaire. Aux États-Unis, le GENIUS Act a marqué une étape clé dans la clarification des règles entourant les stablecoins.
Armstrong y voit un avant-goût d’un cadre plus large, susceptible de rassurer des institutions encore prudentes. Il estime même que Washington pourrait servir de modèle aux autres membres du G20, créant un effet d’entraînement mondial.
Autre argument : les usages concrets. Coinbase collabore aujourd’hui avec plus de 240 entités gouvernementales. Pour Armstrong, c’est la preuve que les États ont tourné la page de l’opposition frontale. L’idée d’une interdiction pure et simple de Bitcoin, souvent brandie par le passé, perd ainsi de sa crédibilité.
Un contexte macroéconomique favorable
La régulation ne fait pas tout. Le climat économique mondial joue aussi son rôle. L’inflation reste élevée, les politiques monétaires continuent d’injecter des liquidités, et dans ce cadre, les actifs rares comme le bitcoin attirent de plus en plus.
Comme le résume Mike Novogratz, si les banques centrales persistent à faire tourner la planche à billets, il n’est pas impossible que bitcoin finisse par rivaliser avec l’or en capitalisation. Dit autrement : le million ne relèverait plus du fantasme, mais d’une trajectoire que certains jugent déjà crédible.
🇺🇸 BILLIONAIRE MIKE NOVOGRATZ JUST SAID #BITCOIN IS GOING TO $1,000,000 AND SURPASSING GOLD SOON
IT’S COMING!!! 🚀 pic.twitter.com/yEwxple75K
— Vivek Sen (@Vivek4real_) August 13, 2025
Même son de cloche chez Changpeng Zhao, cofondateur de Binance, qui a déjà évoqué la possibilité d’un bitcoin à sept chiffres durant ce cycle haussier. Pour lui, la rareté inscrite dans le code de Bitcoin suffit à alimenter une dynamique de long terme, surtout à mesure que les grands investisseurs se positionnent.
Quand les États eux-mêmes s’en mêlent
Un autre point relevé par Armstrong concerne la posture des gouvernements. Des pays détiennent déjà du bitcoin, souvent via des saisies judiciaires.
Aux États-Unis, le Trésor a dû clarifier récemment une déclaration de sa secrétaire affirmant ne pas vouloir acheter davantage de BTC, avant de nuancer ses propos. Une hésitation qui en dit long.
Même sans achats directs, Washington détient déjà des milliards en Bitcoin confisqués lors d’enquêtes. Certains y voient une forme d’approbation tacite : l’État américain, malgré ses réserves, se retrouve de fait parmi les plus gros détenteurs de BTC.
Une prédiction audacieuse, mais de moins en moins marginale
La barre du million peut sembler extravagante. Pourtant, elle s’invite désormais dans les débats publics, portée par les dirigeants de l’industrie.
Armstrong n’est pas le seul à la défendre, mais sa position à la tête de Coinbase, acteur central entre institutions financières, régulateurs et grand public lui donne un écho particulier.
On se souvient qu’en 2017, quand le bitcoin oscillait autour de 3 000 dollars, peu imaginaient le voir tutoyer les 100 000 quelques années plus tard. Les projections les plus folles finissent parfois par être validées par le marché. Mais personne ne sait si l’histoire se répétera.

