Le jeton HYPE s’échange actuellement à des niveaux proches de ses records historiques, porté par un protocole qui a déjà injecté 1,16 milliard de dollars dans des rachats de tokens.
Ce dynamisme coïncide avec les débuts remarqués des fonds négociés en bourse (ETF) Hyperliquid sur le marché spot, attirant l’attention particulière de Grayscale.
C’est dans ce contexte que Grayscale Research a publié son rapport du 27 mai intitulé « Hyperliquid Breaks the Mold » (Hyperliquid brise le moule). Le gestionnaire d’actifs y positionne Hyperliquid comme l’un des candidats les plus sérieux à une explosion majeure dans le secteur de la finance décentralisée (DeFi) au cours du cycle actuel.
Cette domination s’exprime alors que le jeton HYPE s’affiche à 57,10 $, en baisse de 7,8 % sur les dernières 24 heures, tout en restant à seulement 11 % de son sommet historique de 64,40 $ atteint le 26 mai.
🆕 Grayscale Research: Hyperliquid is the breakout success story of modern digital assets.
— Grayscale (@Grayscale) May 27, 2026
↳ ~$800M in 2025 revenue
↳ 8th largest crypto asset by market cap
↳ No VC backing
↳ Still geoblocked in the U.S.
Our latest report unpacks how it happened, and what's next.…
Ce que Grayscale dit réellement d’Hyperliquid
Grayscale Research, la branche d’analyse de l’un des plus grands gestionnaires d’actifs institutionnels au monde, a exposé une thèse claire : Hyperliquid construit une infrastructure d’échange à grande échelle directement sur la blockchain, et son jeton HYPE offre au marché un mécanisme pour valoriser cette croissance.
Le rapport utilise un angle précis : Grayscale affirme que « le jeton HYPE n’est pas une action, mais il peut être grossièrement comparé aux actions traditionnelles d’industries connexes ». Cette comparaison s’appuie sur les modèles économiques des bourses traditionnelles pour ancrer la discussion sur la valorisation, sans pour autant affirmer une équivalence juridique stricte.
L’affirmation centrale ne laisse place à aucune ambiguïté : « S’il continue à bien s’exécuter, à retenir et à faire croître sa communauté dévouée, et à bénéficier de changements réglementaires ouvrant la voie à une adoption plus large, nous pensons qu’Hyperliquid pourrait devenir un mastodonte des services financiers. »
Parallèlement, Grayscale a déposé un formulaire S-1 auprès de la SEC américaine pour un ETF Hyperliquid au comptant sous le ticker GHYP. Anchorage Digital Bank y est désignée comme dépositaire, remplaçant Coinbase Custody après un amendement. Selon les analystes, ce changement vise à renforcer le profil réglementaire du dossier avant toute réponse de la SEC.
$HYPE unlock is getting closer
— Bryant (@bryantheden) May 28, 2026
Next unlock event is now around 31 days away
According to the data:
– Future Emissions: 10.80M HYPE unlock
– Core Contributors: 9.92M HYPE unlock
– Total: around 20.7M HYPE coming into unlock pressure
Not saying this means instant dump, but HYPE… pic.twitter.com/tpKZu2LdDe
La validation institutionnelle réévalue la prime de risque DeFi
Le soutien de Grayscale signale qu’un protocole a passé avec succès les tests de diligence raisonnable institutionnelle, ce qui influence le sentiment des investisseurs particuliers et offre aux traders un ancrage narratif crédible. Cela se reflète dans l’action du prix de HYPE, qui témoigne de l’élan de la DeFi bien avant les rapports récents.
La prime de risque liée à la DeFi évolue à mesure que la validation institutionnelle et politique réévalue ces actifs. Hyperliquid se place à l’avant-garde des dérivés on-chain et de l’expansion des ETF spot. Les recherches structurées de firmes comme Grayscale aident à combler le déficit de crédibilité qui maintenait jusqu’ici les institutions sur la réserve.
Arthur Hayes, cofondateur de BitMEX, a accentué cette dynamique en échangeant 115 453 HYPE (environ 6,33 millions $) sur Bybit, vendant à une moyenne de 54,81 $ avant de racheter 85 714 HYPE à 62,69 $. Hayes milite pour un HYPE à 150 $, s’alignant sur les perspectives institutionnelles de Grayscale pour informer les traders.
My essay on why $HYPE is going to $150 by August 2026.
— Arthur Hayes (@CryptoHayes) March 9, 2026
https://t.co/M1la2HpdzT
Un succès fondé sur une traction réelle du produit
La thèse institutionnelle repose sur une adéquation produit-marché concrète. Hyperliquid a lancé discrètement sa plateforme de contrats perpétuels on-chain en 2023, avant de capter une liquidité importante provenant de dYdX et GMX fin 2024.
Début 2025, elle s’est imposée comme la plus grande plateforme de dérivés on-chain en termes d’intérêt ouvert et d’activité de trading, représentant parfois plus de 50 % de l’intérêt ouvert du secteur face à ses concurrents directs.
Le montant de 1,16 milliard de dollars alloué aux rachats de HYPE n’est pas un simple chiffre marketing, mais un mécanisme intrinsèque au protocole. Hyperliquid lie directement les revenus des frais de trading à la demande du jeton via sa structure de rachat. Cela signifie que l’utilisation de la plateforme et la valeur du jeton sont liées architecturalement, et non seulement par la narration.
C’est précisément ce cycle « frais-vers-jeton » que Grayscale souligne dans sa comparaison avec les bourses traditionnelles : une utilisation réelle générant des revenus de protocole réels qui reviennent vers l’actif. Le débouclage d’une importante position courte (short) par une « baleine » en mai a encore renforcé l’activité sur les dérivés, intensifiant l’attention sur la liquidité de HYPE au moment même où la couverture institutionnelle débutait.

