Le manque de transparence autour du fonctionnement des plateformes d’échange centralisées semble être le thème du moment dans la sphère crypto. Dans une publication sur X, le fondateur de Limiteless Labs a présenté les prérequis de Binance pour le listing de son jeton.
Une offre qui, comparée à celle de Coinbase, semble disproportionnée. Ceci intervient à un moment où les plateformes d’échange centralisées et Binance en particulier souffrent d’une perte de confiance des utilisateurs.
Des conditions de listing de jetons prohibitives ?
Pour les entrepreneurs Web3, le choix des plateformes d’échange sur lesquelles lister leurs jetons et protocoles est crucial. Certes, les questions de fiabilité, de stabilité, de performance et de croissance d’échelle sont importantes.
Mais, comme l’indique @cjhtech dans sa publication sur X, les coûts associés peuvent faire pencher la balance. En effet, il établit le parallèle entre l’offre de Binance et l’offre de Coinbase.
D’une part, Binance lui aurait exigé plus de 8 % de l’offre totale de ses jetons pour couvrir une variété de frais et de programmes. Notamment 1 % pour un airdrop dès le premier jour de listing en alpha, avec 3 % additionnels plus tard. Mais aussi, 1 % de l’offre en qualité de fonds discrétionnaires et 3 % pour le programme BNB HODler.
À l’inverse, Coinbase lui aurait ouvert la porte sans conditions particulières. D’après @cjhtech, fondateur de Limiteless, cette disparité aurait clairement motivé sa décision de développer son marché prédictif pour Base et Coinbase, plutôt que BNB et Binance.
Une vague de réactions de la communauté crypto
Sans grande surprise, de nombreuses voix se sont élevées en réaction. Il s’agit notamment de Jesse Pollak, fondateur de Base qui estime que les frais de listing devraient s’élever à zéro. Mais aussi, Hyperliquid qui souligne qu’il n’y a ni frais, ni département de listing sur sa plateforme. En particulier, depuis l’activation de sa mise-à-jour HIP-3.
On Hyperliquid, there is no listing fee, no listing department, and no gatekeepers.
Spot deployment on Hyperliquid is permissionless. Anyone can deploy a spot asset by paying a gas fee in HYPE. Deployers can choose to receive up to 50% of trading fees on their spot pairs.…
— Hyperliquid (@HyperliquidX) October 15, 2025
Ce n’est pas simplement une différence entre système centralisée et solution décentralisée. D’autant plus que sur Base, la procédure de listing simple et sans coût prohibitif pour les développeurs Web3.
Une question de business model
En réponse aux critiques, CZ est monté au créneau pour défendre le modèle de Binance dans une publication sur X. Il estime que chaque entreprise est libre de développer son “business model” comme bon lui semble.
Et par-dessus tout, il considère qu’un projet qui a besoin de négocier son listing profite plutôt de la valeur ajoutée que lui apporte le listing sur la plateforme Binance, et non l’inverse.
Par ailleurs, l’ex-patron de Binance réitère que les différentes plateformes d’échange peuvent adopter plusieurs approches en matière de listing.
- D’abord, référencer tous les jetons, y compris les arnaques et les projets voués à l’échec.
- Ensuite, lister une sélection de jetons et percevoir des frais de listing, lorsque les revenus de trading ne suffisent pas à rester à flot.
- Enfin, conditionner le listing des projets à l’émission d’airdrops et de dépôts de sécurité afin de protéger les utilisateurs et de rendre les arnaques moins plausibles.
Dans une publication récente sur X, Binance a indiqué ne pas s’enrichir aux dépens des porteurs de projets crypto qui souhaitent lister leurs jetons. La plateforme a également rappelé comment fonctionne son processus de listing et quelles sont les conditions requises.
Spotlight on how Binance listings actually work.
Here are benefits we are pleased to provide to the project team:
1️⃣ Binance does not make money from the listing process. All project token allocations go 100% to users through marketing campaigns, including Alpha Airdrops,…
— Binance (@binance) October 15, 2025
