L’UDR d’Éric Ciotti fait une proposition de loi pro crypto à l’Assemblée nationale

Avertissement : l'information présente dans ce guide ne constitue pas un conseil en investissement. Faites toujours vos propres recherches avant d'investir, et ne mettez pas en jeu une somme d'argent que vous ne pouvez pas vous permettre de perdre.
Pourquoi Nous Faire Confiance
Pourquoi Nous Faire Confiance
L'UDR d'Éric Ciotti fait une proposition de loi pro crypto à l’Assemblée nationale

L’Union de la Droite Républicaine (UDR), le parti d’Éric Ciotti, a déposé une proposition de loi inédite à l’Assemblée nationale pour encourager l’adoption de la crypto et du Bitcoin en France. Ce texte, enregistré sous la proposition n°1984, vise à positionner le pays comme un acteur stratégique de la révolution blockchain, tout en créant une réserve nationale en Bitcoin.

L’initiative, soutenue par plusieurs députés de l’opposition, intervient dans un contexte européen de transition réglementaire marqué par l’entrée en vigueur de MiCA. Elle marque aussi une volonté politique claire : réconcilier innovation et souveraineté financière.

Une proposition ambitieuse autour du Bitcoin et de la souveraineté numérique

Le texte déposé par Éric Ciotti et son groupe à l’Assemblée s’articule autour de plusieurs mesures phares. D’abord, la création d’une réserve stratégique nationale en Bitcoin, à l’image des stocks d’or détenus par la Banque de France. Cette réserve viserait à diversifier les actifs stratégiques de l’État et à protéger les finances publiques contre la dépréciation des devises.

Ensuite, la proposition plaide pour un cadre fiscal simplifié en faveur des détenteurs de cryptomonnaies. Elle suggère notamment d’instaurer un taux fixe d’imposition sur les plus-values, de faciliter la déclaration des gains et d’encourager l’investissement long terme via des incitations fiscales.

L’UDR souhaite également favoriser l’émergence d’entreprises blockchain françaises. Le texte appelle à la création d’un environnement compétitif pour les start-up Web3, en s’appuyant sur l’innovation locale plutôt que sur les acteurs étrangers. Dans cette optique, la proposition met en avant le rôle stratégique de l’AMF et des régulateurs pour concilier sécurité et attractivité. Selon ses auteurs, la France doit « prendre sa place dans la nouvelle économie numérique » et ne plus se limiter à un rôle de spectateur.

Une réponse politique à la perte d’influence française dans la tech

Cette proposition intervient alors que la France subit une fuite des talents blockchain vers l’étranger, notamment vers la Suisse et Dubaï. Éric Ciotti a d’ailleurs dénoncé la vente de la filiale crypto Exaion à la société américaine Marathon Digital, y voyant un symbole du désengagement français dans le secteur.

Le texte déposé à l’Assemblée vise donc à corriger cette trajectoire. Il plaide pour un retour de l’État dans la stratégie numérique, avec une ambition affichée : créer un écosystème crypto national souverain.

Le projet a été salué par plusieurs figures de la communauté crypto francophone. Le journaliste Grégory Raymond a qualifié cette proposition de « tournant symbolique », soulignant qu’il s’agit de la première initiative parlementaire française reconnaissant officiellement la valeur stratégique du Bitcoin.

En parallèle, la proposition prévoit la création d’un groupe de travail interparlementaire chargé d’évaluer l’impact économique et technologique de la tokenisation des actifs, notamment dans les domaines de la finance, de l’énergie et de la culture.

Une vision pro-crypto assumée à l’approche de 2026

L’UDR se positionne clairement en favorable à la crypto-industrie, dans un paysage politique encore divisé sur la question. Tandis que certains députés prônent la prudence face à la volatilité du marché, Éric Ciotti défend une vision d’innovation maîtrisée. Pour lui, le Bitcoin n’est plus une simple spéculation, mais un instrument stratégique d’indépendance économique. Récemment, il s’était déja positionné contre le rachat de la startup d’EDF Exaion par le géant américain du mining Mara.

Si le texte n’a pas encore été inscrit à l’ordre du jour, il ouvre un nouveau débat à l’Assemblée nationale. Plusieurs élus de la majorité reconnaissent en privé que la France « ne peut pas rester à la traîne de la révolution blockchain ». Le sujet pourrait ainsi dépasser les clivages politiques traditionnels.

En Europe, cette proposition s’inscrit dans une dynamique plus large. Après l’Allemagne et le Portugal, la France pourrait devenir le premier pays de la zone euro à reconnaître le Bitcoin comme un actif stratégique d’État.

L’adoption d’une telle mesure renforcerait la crédibilité du pays dans les discussions européennes sur la régulation des actifs numériques. Pour l’écosystème, ce texte représente une avancée majeure, mais aussi un test politique : celui de la capacité de la France à assumer un leadership dans la finance décentralisée.

Par Jean Rammau

Jean Rammau est passionné par les crypto-actifs depuis 2020, avec un intérêt plus large pour la finance, les innovations technologiques et leur impact sur la société. Curieux et tourné vers l’avenir, il suit de près les révolutions liées à l’intelligence artificielle et au Web3. Voyageur dans l’âme, il aime découvrir les cultures du monde et apprendre au contact des gens. Il partage ici une vision accessible et éclairée de l’écosystème crypto.