L’annonce d’un possible rachat d’Exaion, filiale d’EDF spécialisée dans le calcul haute performance, par le géant américain du minage Mara a suscité une forte réaction politique en France. Éric Ciotti, député et président de l’UDR, s’est publiquement opposé à cette opération. Il met en garde contre une perte de souveraineté numérique et un transfert stratégique d’infrastructures critiques.
Un projet de rachat à 168 millions de dollars
Mara Holdings a conclu un accord pour acquérir 64 % d’Exaion auprès d’EDF Pulse Ventures pour environ 168 millions de dollars. Cet investissement pourrait être suivi d’une offre complémentaire afin de porter sa participation à 75 % d’ici 2027. Selon Mara, Exaion continuera à opérer sous l’égide de ses équipes, tandis qu’EDF resterait client et actionnaire minoritaire.
Exaion exerce dans le domaine du calcul intensif, des services cloud et de l’infrastructure AI / blockchain. Elle valorise les capacités inexploitées des supercalculateurs d’EDF pour offrir des services de haute performance. Mara ambitionne d’intégrer ces compétences pour renforcer sa présence mondiale en intelligence artificielle et infrastructures numériques. La conclusion de la transaction reste conditionnée à l’approbation des autorités françaises, notamment celle du Trésor.
Ciotti brandit l’argument de la souveraineté
"Pas de simples curiosités technologiques": Eric Ciotti se prononce en faveur du bitcoin et s'oppose au rachat d'une pépite française par des Américainshttps://t.co/XFGnxrdnu3 pic.twitter.com/4N3ZOGGkeV
— BFM Crypto (@BfmCrypto) September 29, 2025
Dans une tribune, Éric Ciotti a lancé une alerte forte : « Exaion ne doit pas devenir américain ». Pour lui, céder cette pépite revient à laisser filer un levier stratégique, celui de la puissance de calcul, aux États-Unis. Il évoque les risques liés au Cloud Act : une entreprise sous juridiction américaine pourrait être tenue de partager des données sensibles.
Il insiste sur le caractère essentiel du calcul haute performance pour les secteurs sensibles : recherche, santé, administrations. Selon Ciotti, permettre à des intérêts étrangers de contrôler ces capacités, c’est fragiliser la maîtrise nationale des technologies critiques. Il formule ainsi un dilemme : encourager l’innovation ou préserver l’autonomie technologique du pays.
Enjeux techniques, géopolitiques et économiques
Ce rachat dépasse le cadre d’une simple transaction : il s’inscrit à l’intersection du numérique, de l’énergie et de la puissance industrielle. Sur le plan technique, la capacité d’Exaion à allier calcul intensif et gestion énergétique (en utilisant les surplus d’électricité) en fait un atout rare. Mara entend tirer parti de cette synergie pour renforcer ses offres à l’échelle internationale.
Mais le volet géopolitique est tout aussi central. En Europe, la course à l’autonomisation numérique se joue maintenant. Si des infrastructures critiques passent sous contrôle américain, cela pourrait affaiblir la capacité de l’Union à imposer ses normes. Par ailleurs, pour EDF, céder une filiale en avance technologique pourrait donner l’impression d’un affaiblissement industriel, au moment où la France cherche à promouvoir ses champions tech.
Enfin, les conditions de marché (tensions énergétiques, réglementation des cryptos, pression sur les investissements étrangers) rendront la décision du Trésor particulièrement scrutée. Le gouvernement français doit arbitrer entre intérêt stratégique et ouverture aux capitaux mondiaux.
Bitcoin Hyper : une alternative cryptographique à surveiller
Derrière les enjeux d’Exaion, un projet crypto souhaite tirer parti de l’attention portée à l’infrastructure numérique française : Bitcoin Hyper (HYPER). Ce projet ambitionne de créer une couche 2 compatible Bitcoin, tout en intégrant des capacités de smart contracts grâce à la Solana Virtual Machine (SVM).
Le token HYPER a plusieurs rôles : il alimente les frais de réseau, soutient la gouvernance et sert de levier d’incitation au développement. Son whitepaper indique une distribution équilibrée entre communauté, développement technique, marketing et réserves stratégiques. Des audits ont été réalisés pour assurer la sécurité du protocole, sans vulnérabilités critiques à ce jour.
La presale a déjà attiré des investissements notables. Si Bitcoin Hyper parvient à livrer ses promesses, connectivité entre Bitcoin et dApps, infrastructure efficace, adoption utilisateur, il pourrait devenir un pont intéressant entre sécurité Bitcoin et flexibilité des blockchains modernes. Dans un contexte français sous haute tension technopolitique, ce type de projet pourrait séduire ceux qui veulent participer à la renaissance d’une souveraineté blockchain locale.
Les crypto-actifs représentent un investissement risqué.
Cet article ne représente en aucun cas un conseil en investissement. Les informations fournies ici ne doivent pas être utilisées comme base pour prendre des décisions financières. Les investissements en crypto-monnaie comportent des risques et peuvent entraîner des pertes importantes. Il convient d’investir uniquement ce que vous pouvez vous permettre de perdre et d’effectuer vos propres recherches avant de prendre toute décision d’investissement.

