Mastercard veut remplacer les adresses par des pseudos

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Mastercard veut remplacer les adresses par des pseudos

Ce n’est un secret pour personne, les erreurs lors des transferts de cryptomonnaies peuvent avoir des conséquences dévastatrices. L’utilisation des adresses crypto est l’un des grands obstacles à l’adoption des cryptos par le grand public. D’autant plus que les pirates et les arnaqueurs profitent de la mauvaise maîtrise de cette technologie pour tromper la vigilance des usagers.

Mastercard cherche à remédier à cette situation en transformant les adresses crypto alphanumériques en pseudonymes. En partenariat avec Polygon et Mercuryo, Mastercard souhaite changer les habitudes des crypto-enthousiastes.

Mastercard s’associe à Polygon et Mercuryo pour des adresses crypto plus simples

L’objectif de Mastercard est de créer un système grâce auquel les adresses crypto traditionnelles feront place à des pseudonymes. Ceci devrait permettre de rendre les transferts de cryptomonnaies plus simples et de réduire les erreurs humaines.

https://twitter.com/0xPolygon/status/1990721720978976958?s=20

Afin de déployer ce système, Mastercard s’est associé à Polygon et Mercuryo. Le rôle de Polygon est de lier les nouveaux pseudonymes à des adresses on-chain. Tandis que le processeur de paiement Mecuryo sera chargé de traiter les transactions vers les wallets en “self-custody”.

En éliminant les longues adresses, Mastercard cherche également à rendre les transactions crypto plus fiables pour les acteurs institutionnels et pour le grand public. Ceci aura également le mérite de rendre les attaques de type “adress poisoning” moins efficaces.

Par-dessus tout, le système prévoit que tous les pseudonymes fassent l’objet d’une vérification d’identité KYC. Autrement dit, les utilisateurs du système seront moins exposés aux risques de fraude.

Pour bénéficier de ces pseudonymes, les utilisateurs doivent souscrire à un identifiant Mastercard Crypto Credential. Le service est entièrement gratuit. Pour l’instant, la fonctionnalité n’est disponible que dans une trentaine de pays. Essentiellement les États-Unis et 31 autres pays d’Europe dont la France, la Belgique, et la Suisse.

Une innovation qui se heurte au besoin d’anonymat

Ce n’est pas la première fois que des projets crypto s’attaquent aux adresses et cherchent à les rendre plus ergonomiques. C’était déjà le cas de ENS (Ethereum Name Service), par exemple. Le principe est le même, même si le modèle était limité à Ethereum.

Quoi qu’il en soit, l’initiative répond a un réel besoin de la communauté Web3. Ceci dit, elle se heurte quelque peu au besoin d’anonymat de certains utilisateurs. En soi, associer son adresse à un pseudonyme ne présente que des avantages. Cependant, devoir se soumettre à la vérification KYC sera certainement une barrière à l’adoption de ce nouveau système.

https://twitter.com/Mercuryo_io/status/1990724815137767778?s=20

De plus, ces adresses-pseudonymes restent tributaires du service Mercuryo. Autrement dit, perdre l’accès à son compte ou le désactiver revient à perdre la jouissance du pseudonyme. C’est également le cas du Soul Bound Token, un NFT non transférable qui indique que l’adresse dispose d’un pseudonyme et a été vérifiée selon les standards de Mastercard.

Ceci dit, les acteurs institutionnels et les développeurs Web3 pourraient bénéficier des avantages du système. En particulier parce qu’il s’agit d’une preuve d’identité on-chain.

Par Marc Rodrigue

Arpentant le web depuis la fin des années 90 Marc Rodrigue a su développer une curiosité pour les nouvelles technologies le rendant passionné notamment de ces nouvelles monnaies numériques. Son but est simple : permettre à tout le monde de s'informer et d'apprendre davantage sur l'univers des crypto-monnaies.